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Communiqués Fevrier 2004

vendredi 27 février 2004
Adrien : Enfin les Alizés !
[27/2/2004] Au 112ème jour de mer, Jean Luc Van den Heede a enfin touché les Alizés et les affres du Pot au Noir ne sont plus qu’un mauvais souvenir…
 
mardi 24 février 2004
« Le mec qui ne se sent pas bien en mer, il faut qu’il fasse autre chose ! »
[24/2/2004] Jean Luc Van den Heede rit. Après trois jours d’absence, le vent est enfin revenu et, dans son sillage, la bonne humeur du marin Amiénois.
 
samedi 21 février 2004
Adrien : Retour dans l’hémisphère nord
[21/2/2004] Aujourd’hui, après 105 jours 23 heures et 30 minutes de navigation, Adrien franchissait l’Equateur à 11 heures 53 minutes et 10 secondes (heure française).

 
vendredi 20 février 2004
ADRIEN approche de l’Equateur
[20/2/2004] Ralenti par des vents mous et instables, Adrien perd du terrain sur Philippe Monnet.
 
mardi 17 février 2004
Enfin des Alizés bien établis
[17/2/2004] Depuis 48 heures, Jean Luc Van den Heede ne boude pas son plaisir. Du bon vent, frais de Sud Est est rentré et le pousse, sans faillir, vers la ligne de l’Equateur.
 
vendredi 13 février 2004
" On ne peut pas doper la volonté, il n’y a pas de médicaments pour ça "
[13 /2 /2004 ] Interrogé au sujet des nombreuses manœuvres qu’il doit réaliser sur Adrien, la réponse de VDH est sans appel : " Il ne s’agit pas de force ou de muscle,... "
 
mardi 10 février 2004
Adrien dans une bulle
[10 /2 /2004 ] VDH remonte vers l’Équateur, mais après deux belles journées au portant, dans un vent fort et stable, le skipper Amiénois est “tanké” dans une bulle d’air.
 
samedi 7 février 2004
Adrien dans l’Atlantique Sud
[7/2/2004] A 14 heures 44 (françaises) aujourd’hui, VDH passait le Cap de Bonne Espérance après 92 jours 2 heures et 22 minutes de navigation.

 
vendredi 6 février 2004
ADRIEN demain au Cap de Bonne Espérance
[6/2/2004] C’est demain, samedi, que Jean Luc Van den Heede pourra mettre le clignotant à droite et attaquer sa remontée de l’Atlantique Sud.
 
mardi 3 février 2004
Van Den Heede rend hommage à Francis Joyon
[3 /2 /2004 ] À l’approche du continent Africain et du Cap de Bonne Espérance qu’il entend " franchir dès samedi ", Jean-Luc Van Den Heede, la barre de son grand monocoque Adrien, a rendu aujourd’hui un v
 

Communiqué du vendredi 27 février 2004
 
Adrien : Enfin les Alizés !

[27/2/2004] Au 112ème jour de mer, Jean Luc Van den Heede a enfin touché les Alizés et les affres du Pot au Noir ne sont plus qu’un mauvais souvenir…

Adrien grignote à nouveau du temps sur Philippe Monnet et le moral du skipper d’Amiens a retrouvé des couleurs. «J’ai chopé les Alizés, 20 nœuds de vents stables, bien établis et ça, au moins pour cinq jours ». Résultat, le skipper d’Amiens grignote à nouveau du temps sur Philippe Monnet, cinq à six heures par jour, de quoi confirmer une arrivée à la fin de la deuxième semaine de mars.

Ce retour vers « la civilisation » s’accompagne de curieux messages reçus sur son Standard C (avis urgents navigateurs). On lui signale, sur sa route, quatre gros containers et 100 troncs de plastique longs de 12 mètres, de quoi avoir quelques frissons quand on imagine les dégâts que peuvent provoquer ces débris. Si VDH se désole de l’état de la mer, en revanche, sa coque en aluminium Pechiney lui procure une sécurité certaine.

En attendant d’être aux prises avec l’actualité lorsqu’il touchera terre, Jean Luc s’offre des plaisirs simples qui le ravissent. Outre la magnifique dorade pêchée il y a trois jours et cuite au court bouillon pour être conservée, il se régale de pain tout frais. «Rien que l’odeur de ce pain qui cuit me réjouit ».

En fin de semaine prochaine, le vent devrait basculer légèrement à l’est et permettre à Adrien de remonter à bonne vitesse vers Ouessant. Actuellement sur la route directe avec en ligne de mire un cap « normal », Jean Luc devrait ainsi regagner une bonne partie du temps perdu dans le Pot au Noir. « Au près serré, je vais plus vite que Philippe, même s’il était remonté rapidement ».

Relations Presse
Rivacom/Véronique Guillou
0670109125 veronique@rivacom.fr

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Communiqué du mardi 24 février 2004
 
« Le mec qui ne se sent pas bien en mer, il faut qu’il fasse autre chose ! »

[24/2/2004] Jean Luc Van den Heede rit. Après trois jours d’absence, le vent est enfin revenu et, dans son sillage, la bonne humeur du marin Amiénois.

«Je n’ai pas spécialement hâte de retrouver la terre ferme, désolé. En revanche, j’ai envie de finir, d’atteindre mon objectif, d’augmenter mon avance, donc d’arriver au plus vite, mais psychiquement, je vais très bien. De toutes façons, pour faire ça, il vaut mieux aimer être en mer ! » Logique l’ancien professeur de mathématiques…

Le Pot au Noir est désormais un mauvais souvenir. Trois jours de galère, dans la pétole avec un record de lenteur avant-hier (35 milles en 24 heures). Les voiles qui battent de gauche à droite, la bôme qui oscille d’un bord sur l’autre, le pilote automatique affolé qui déclenche son alarme à tout bout de champ, complètement perdu par ce bateau qui, faute de vent, n’obéit plus. «L’horreur » lâche Jean Luc. Ils sont curieux ces marins qui partent sur les océans chasser les tempêtes, malheureux aussitôt que celles-ci leur posent des «animaux à grandes oreilles».

«J’ai perdu beaucoup de temps sur Philippe Monnet. Alors que j’avais 26 jours et demi d’avance, en très peu de temps, j’ai perdu deux jours ½. Je vais essayer d’en rattraper un morceau, mais Philippe était remonté très vite, il avait bénéficié d’un Pot au Noir plus sympathique que le mien. Enfin, c’est la vie. Je n’entends plus souffrir les voiles, il y a de nouveau le frétillement de l’eau sur la coque d’Adrien, tout va bien. Je vois les latitudes diminuer et j’attends avec impatience d’accrocher les Alizés de Nord Est, parce que là, ce n’est quand même pas top avec des vents de Nord Ouest. La grand voile et le génois sont très abîmés, mais ils finiront le tour.»

Interrogé sur la date de son arrivée, Jean Luc confirme qu’il compte passer la ligne la semaine 11, mais plutôt en fin de semaine. Quand on lui dit autour du 12 mars ? Il répond « je ne sais pas, j’ai oublié d’embarquer un calendrier 2004. »

Relations presse
Rivacom/Véronique Guillou
0670109125 veronique@rivacom.fr

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Communiqué du samedi 21 février 2004
 
Adrien : Retour dans l’hémisphère nord

[21/2/2004] Aujourd’hui, après 105 jours 23 heures et 30 minutes de navigation, Adrien franchissait l’Equateur à 11 heures 53 minutes et 10 secondes (heure française).

Alors que VDH passait le Cap de Bonne Espérance avec 25 jours 21 heures et 45 minutes d’avance sur le parcours de Philippe Monnet, c’est avec 25 jours 9 heures et 5 minutes de mieux que le Cannois qu’il a franchi l’Equateur. Et ça l’agace ! «Mon tempérament de coureur me titille, je n’aime pas me faire rattraper, c’est comme ça. On va essayer de remonter tout ça en Atlantique nord ».

Justement, en se penchant sur les fichiers météo et après informations prises auprès de Pierre Lasnier, les conditions prévues après le Pot au Noir sont, pour l’heure, peu réjouissantes. «La dernière ligne droite risque d’être un peu galère. J’attends de voir venir, mais contrairement à la route traditionnelle qui fait que d’habitude on passe par les Açores pour choper un front qui nous ramène directement sur la ligne d’arrivée, cette fois, ça risque d’être plus tordu et mou. Il va falloir trouver la bonne route. Adrien va bien, tout fonctionne parfaitement, notre seul handicap reste la météo ».

Ce sont donc des Alizés nord est poussifs qui semblent attendre le skipper Amiénois. « Je préfère galérer dans l’océan Atlantique que dans le Pacifique ou l’Indien, globalement, je suis content et si j’arrive avec 25 jours d’avance sur Philippe, je serai quand même très heureux ».

Relations presse
Rivacom/Véronique Guillou
Veronique@rivacom.fr


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Communiqué du vendredi 20 février 2004
 
ADRIEN approche de l’Equateur

[20/2/2004] Ralenti par des vents mous et instables, Adrien perd du terrain sur Philippe Monnet.

Ce n’est pas la joie à bord d’Adrien, VDH n’aime pas voir son avance sur Philippe Monnet fondre… Il relativise néanmoins en confiant qu’évidemment, le cannois n’est pas près de le rattraper. «Je suis dans une compétition virtuelle avec Philippe. Alors que je fais une centaine de milles par jour, à la même époque, il en faisait le double. Hier, j’ai perdu 7 heures, aujourd’hui, idem, forcément, ça joue sur le moral, d’autant plus que c’est la première fois depuis le départ. Cela dit, j’ai de la marge, mais j’ai envie qu’Adrien marche bien, j’ai envie de passer cette dernière frontière que représente l’Equateur rapidement, j’ai hâte d’arriver ».
Ce passage dans l’hémisphère nord devrait avoir lieu au cours de la nuit prochaine.

Les conditions météo rencontrées par Jean Luc font un peu penser au Pot au Noir. Orages, nuages, vents instables… «Il y a quand même un peu de vent. 10 nœuds, mais 10 nœuds vent arrière pour un bateau tel qu’Adrien, c’est insuffisant. C’est un gros bateau. Travers ou au près, ça irait, mais là, on se traîne, le spi a du mal à tenir, en plus il y a de la houle, bref, ce n’est pas idéal.»
«La voile rend les navigateurs philosophes et un peu fatalistes. Je vais faire avec et prendre le temps comme il sera. J’espère toujours arriver la semaine 11 (entre le 8 et le 13 mars), maintenant, je ne sais pas si ce sera en début, milieu ou fin de semaine ».
A l’extérieur et, à l’approche de l’Equateur (100 milles à midi aujourd’hui), la température grimpe. «Je me protège, je n’aime pas beaucoup les grosses chaleurs. Je garde mon chapeau et mes lunettes… »

Relations presse
Rivacom/Véronique Guillou
veronique@rivacom.fr 0670109125

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Communiqué du mardi 17 février 2004
 
Enfin des Alizés bien établis

[17/2/2004] Depuis 48 heures, Jean Luc Van den Heede ne boude pas son plaisir. Du bon vent, frais de Sud Est est rentré et le pousse, sans faillir, vers la ligne de l’Equateur.

C’est en fin de semaine qu’Adrien devrait franchir l’Equateur. Actuellement le monocoque en aluminium Pechiney progresse grâce à des Alizés soufflant à 20 nœuds. «Cette nuit, j’ai empanné pour regagner un peu d’Ouest, j’allais trop vers le Nord pour pouvoir contourner la côte africaine. Comme il y a eu une petite bascule du vent, j’ai pu me recaler vers le large ».
VDH pense passer l’Equateur vendredi vers 15° Ouest, ensuite il gagnera encore vers l’Ouest (20°) pour négocier au mieux le Pot au Noir, ultime rendez-vous avant l’arrivée.
«Cette nuit, j’ai vu la Grande Ourse, ça veut dire que je me rapproche ! Hier, j’ai franchi les longitudes des Sables d’Olonne et de Ouessant, il ne me reste plus qu’à gagner en longitude… Bientôt le terme de l’aventure… »
Pour autant, le skipper d’Amiens garde la tête froide. Cinq années d’effort auront été nécessaires à son périple et VDH n’entend pas les hypothéquer. «Je reste d’une vigilance extrême, rien n’est fini, tant que la ligne n’est pas franchie. Je garde en mémoire ce qui m’est arrivé en 94 sur la deuxième étape de mon second BOC (tour du monde en solitaire avec étapes). A quelques heures de l’arrivée à Sydney, j’avais beaucoup d’avance, je me suis relâché, à tel point que je me suis endormi et que j’ai fini sur la plage. Par chance, j’ai pu sauver mon bateau, ma course (arrivé 2ème) et tout le reste… Mais cette mésaventure m’a servi de leçon ».
Prudence et vigilance demeurent donc les maîtres-mots du challenge de Jean Luc et ce, jusqu’au passage de la ligne d’arrivée, probablement d’ici trois à quatre semaines.

Relations presse
Rivacom/Véronique Guillou
0670109125 veronique@rivacom.fr

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Communiqué du vendredi 13 février 2004
 
" On ne peut pas doper la volonté, il n’y a pas de médicaments pour ça "

[13 /2 /2004 ] Interrogé au sujet des nombreuses manœuvres qu’il doit réaliser sur Adrien, la réponse de VDH est sans appel : " Il ne s’agit pas de force ou de muscle, seule, la volonté me fait avancer. "

Au large des côtes africaines, Adrien poursuit sa progression vers l’Équateur qu’il devrait franchir dans une semaine. Le vent, d’arrière et très instable, contraint Jean-Luc à de nombreuses manœuvres. Avec jusqu’à six empannages par jour, sur son monocoque de 30 tonnes, on peut imaginer que le navigateur d’Amiens possède aujourd’hui des sacrés biscotaux ! " Pas du tout, ça n’a rien à voir avec la force, seule la volonté fait avancer. C’est d’ailleurs sûrement pour ça qu’il n’y a pas de problème de dopage dans notre discipline. La voile reste un sport formidable, même quelqu’un de mon grand âge peut la pratiquer. En plus, comme je suis en solitaire, il n’y a pas de spectateurs, personne pour m’encourager. C’est à moi de me pousser dans l’effort, seul. "
Après une nuit privée de vent, Adrien retouchait un peu d’air ce matin. " Il n’est pas régulier, ni en secteur, ni en force. Il y a des sacrées bascules, à tel point que même en me reposant dans la trinquette, sous spi, je ne peux pas être à temps pour le régler. J’ai fait quelques cocotiers avec le spi, donc, j’ai décidé de l’affaler quand j’allais dormir. C’est plus raisonnable. " Jean-Luc peut ainsi dormir “tranquille”, d’autant mieux que son avance sur Philippe Monnet ne faiblit pas.

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veronique@rivacom.fr 0670109125

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Communiqué du mardi 10 février 2004
 
Adrien dans une bulle

[10 /2 /2004 ] VDH remonte vers l’Équateur, mais après deux belles journées au portant, dans un vent fort et stable, le skipper Amiénois est “tanké” dans une bulle d’air.

Fidèle à lui-même, Jean-Luc Van Den Heede garde intact son sens de la relativité. Le professeur de maths ne fait pas mentir sa réputation et sait " bon sens garder. " " Ce n’est pas parce que le vent ne souffle pas comme je l’espère que mon moral va s’effondrer, les galères permettent justement d’apprécier à leur juste valeur les belles journées comme celles qui ont précédé. "

Depuis le Cap de Bonne Espérance, Jean-Luc a en effet bénéficié de conditions météo idéales jusqu’à la nuit dernière où les choses se sont un peu gâtées. " Le vent est mou, mou, instable… Bref, les voiles battent lamentablement, le spi fait des siennes, je dois surveiller tout ça de très près. Avec Pierre Lasnier, nous avons décidé d’empanner et de faire du Nord pour trouver des vents plus soutenus. Je suis un peu trop à l’Ouest, comme je ne peux pas faire du vent arrière, je dois choisir de faire un bord à gauche ou à droite. Cela dit, je ne suis pas inquiet, j’ai plus de 26 jours d’avance, tout va bien, même si 27 jours seraient mieux… "

Aux alentours, c’est à nouveau le désert, cargos, bateaux de pêche, plates-formes pétrolières, albatros et phoques ont disparu " comme le vent et le soleil ", s’amuse VDH. À bord, le planning reste le même, ponctué par les manœuvres, les repas, la navigation, le repos et l’entretien d’Adrien. " Dimanche, je me suis aperçu que les vis de secteur de la barre s’étaient un peu relâchées, j’ai remis tout ça en ordre. Sinon, je continue de sécher l’avant du bateau qui est humidifié par le capot avant, lorsque je rentre le spi. C’est assez fastidieux parce qu’il faut le sécher alvéole par alvéole. "
Le ciel est couvert et la houle très forte malgré l’absence de vent, Jean-Luc est en short et T-shirt. " Je vais vers le Nord, je vais retrouver du soleil, tout va bien… "

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Communiqué du samedi 7 février 2004
 
Adrien dans l’Atlantique Sud

[7/2/2004] A 14 heures 44 (françaises) aujourd’hui, VDH passait le Cap de Bonne Espérance après 92 jours 2 heures et 22 minutes de navigation.

C’est donc avec 25 jours 21 heures et 45 minutes d’avance sur Philippe Monnet que Jean Luc est sorti de l’océan Indien. Autant dire que l’Amiénois est heureux, lui qui comptait sur, au mieux, 15 jours d’avance. «J’ai grignoté encore cinq heures ce matin, les conditions sont exceptionnelles, la mer est bleue avec des moutons, l’Atlantique Sud est musclé, 40 nœuds, portant, Adrien fait des pointes à 20 nœuds, c’est formidable. J’ai dû affaler le spi, à présent, nous marchons avec le génois et trois ris ».

C’est la première fois que VDH passe Bonne Espérance dans ce sens, après l’avoir franchi quatre fois dans l’autre. «Il porte bien son nom quand on le laisse à tribord, c’est la fin des 50èmes et des 40èmes, à présent je m’engage dans un secteur que je connais bien, le plus dur est fait. Ma prochaine porte est l’Equateur, c’est la dernière ligne droite ».


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Communiqué du vendredi 6 février 2004
 
ADRIEN demain au Cap de Bonne Espérance

[6/2/2004] C’est demain, samedi, que Jean Luc Van den Heede pourra mettre le clignotant à droite et attaquer sa remontée de l’Atlantique Sud.

Cela ne sent évidemment pas encore l’écurie, l’ambiance à bord est néanmoins quasiment euphorique. Non seulement VDH compte 24 jours d’avance sur Philippe Monnet, mais en plus, il navigue dans des conditions idylliques au sud du continent africain.
Depuis le Cap Horn, Jean Luc n’a aperçu âme qui vive, sinon quelques albatros. A trois miles des côtes de l’Afrique du Sud, après trois mois de solitude, Adrien fait des rencontres. «Cette nuit, j’ai croisé une plate forme pétrolière, un cargo et une flotte de pêcheurs, un peu comme on en voit au large des Sables d’Olonne. En ce moment même, je vois un phoque qui se fait chauffer le ventre au soleil. C’est amusant toute cette animation tout d’un coup, je m’amuse comme un fou » confiait VDH à la mi journée. « C’est la première fois que je laisserai le cap de Bonne Espérance à tribord, je vais fêter ça dignement. Tout d’abord en me concoctant un pain tout frais, ce qui était impossible dans le sud où il fait trop froid pour que la pâte lève, puis en mijotant un petit repas amélioré et enfin en ouvrant une bonne bouteille de vin. »

Adrien avance à 10 nœuds sous spi vers le Cap des Aiguilles qui est la pointe la plus sud du continent africain. «La mer est belle, très bleue, avec une grosse et longue houle, il fait grand beau, tout baigne, Adrien et moi allons très bien. J’ai fait une petite lessive, mon linge sèche, que du bonheur ! »
Passé le Cap, Adrien remontera vers l’Equateur. « Les Alizés sont bien établis, 25/30 nœuds, je devrais faire une belle moyenne et ne rien perdre de mon avance même si Philippe était remonté très vite. Je suis content de notre périple à Adrien et moi même. Mon bateau allant 10% plus vite que celui de Philippe, je pensais franchir ce troisième cap mythique avec 10 à 15 jours d’avance. 24 jours, c’est formidable. Cela dit, chaque chose en son temps, avant d’évoquer l’arrivée, je me concentre sur l’Equateur, puis le Pot au Noir, les Açores, le Golfe de Gascogne et enfin la Bretagne. La route est encore longue ».

Relations presse
Rivacom/Véronique Guillou
0670109125 veronique@rivacom.fr

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Communiqué du mardi 3 février 2004
 
Van Den Heede rend hommage à Francis Joyon

[3 /2 /2004 ] À l’approche du continent Africain et du Cap de Bonne Espérance qu’il entend " franchir dès samedi ", Jean-Luc Van Den Heede, la barre de son grand monocoque Adrien, a rendu aujourd’hui un vibrant hommage à son ami Francis Joyon, avec lequel il partagea un temps d’ivresse des mers du sud et une réelle complicité.

" 72 jours pour boucler un tour du monde en solitaire en multicoque, c’est super. On a eu avec Francis d’assez bonnes conditions météo dans le grand Sud, autour de l’Atlantique. 2003/2004 est une bonne année pour établir un record. Je pense qu’il sera extrêmement difficile de battre celui de Francis. Cette performance inouïe a dû certainement lui demander beaucoup de présence sur le pont. Quand on veut aller aussi vite avec un trimaran de cette taille (27,30 m), il faut souvent barrer soi-même. Francis est un marin très pugnace. Il l’a déjà prouvé en remportant la Transat en solitaire Anglaise 2000. Sa réussite ne me surprend pas. Je suis heureux pour lui. La preuve qu’avec peu de moyens financiers et une courte préparation, on peut faire de grandes choses. Joyon a prouvé aussi que le mois de novembre est un “bon” mois pour s’élancer de la pointe de la Bretagne. Sur un tour du monde, Francis était novice dans les mers australes mais il avait accumulé assez de milles en solo pour ne plus les craindre. Il a été courageux et a su préserver le matériel. Bravo ! Sa compétence est récompensée. Je plains celui ou celle qui s’attaquera à ce chrono. "

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