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Communiqués
Janvier 2004
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vendredi 30 janvier 2004
Une option payante [30 /1 /2004 ] VDH est satisfait, remonté par 38 sud et rallongeant ainsi la route, il encaisse à présent les dividendes de son option en ayant touché du bon vent portant.
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mardi 27 janvier 2004
ADRIEN au nord des Kerguelen [27/1/2004] «Aujourd’hui, c’est un grand jour, j’ai retourné ma carte et à présent, je vois l’Afrique du Sud, Madagascar, La Réunion, Les Seychelles… ça sent la fin de l’océan Indien ».
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vendredi 23 janvier 2004
Adrien, 19 jours d’avance sur Monnet [23/1/2004] Jean Luc Van den Heede est heureux, il vient de grignoter un jour de plus à Philippe Monnet.
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mardi 20 janvier 2004
Adrien : 74ème jour de mer [20 /1 /2004 ] Le temps s’étire mollement à bord du monocoque de Jean Luc Van den Heede. Par 38° sud, au milieu de nulle part, dans du petit temps, VDH prend son mal en patience.
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jeudi 15 janvier 2004
VDH en T.Shirt à la bordure des quarantièmes [15 /1 /2004 ] «J’entre dans l’océan Indien avec des conditions extraordinaires. Il y a 12 nœuds de vent, Adrien porte grand voile haute et génois, il fait 20° dans la cabine et je suis en T.Shirt».
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mardi 13 janvier 2004
Les conditions difficiles perdurent [13 /1 /2004 ] On pourrait dire que c’est un temps de saison… Sale temps en tous les cas pour Adrien qui progresse lentement sous le continent australien.
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vendredi 9 janvier 2004
" Je ne régate plus contre moi-même, c’était rigolo " [9 /1 /2004 ] Aujourd’hui, Adrien a croisé sa route de l’an dernier avec une quinzaine d’heures d’avance sur son propre parcours. Il avait démâté au bout de 64 jours de mer.
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mardi 6 janvier 2004
ADRIEN sous la Tasmanie [6 /1 /2004 ] De l’angoisse à l’euphorie, il n’y a qu’un pas ou plus précisément un système météo que VDH a franchi allégrement lors des dernières vingt-quatre heures à la barre de son grand monocoque Adrien (26 m) .
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Communiqué du vendredi 30 janvier 2004 |
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Une option payante [30 /1 /2004 ] VDH est satisfait, remonté par 38 sud et rallongeant ainsi la route, il encaisse à présent les dividendes de son option en ayant touché du bon vent portant.
" Jusqu’au 2 février, je vais avoir du portant, Adrien est content, depuis le Cap Horn, nous n’avons pas eu de telles conditions. " 25 nœuds, portant, bien établi, le bonheur pour le monocoque de 30 tonnes qui déboule à plus de 13 nœuds. " Le pilote travaille bien, le bateau est bien réglé et la situation est suffisamment confortable pour que je me prépare un petit couscous ce midi. C’est rare parce que c’est un plat qui nécessite plusieurs casseroles pour mon seul feu, il faut qu’Adrien soit stable. " Jean-Luc est à moins de 2 000 milles du Cap de Bonne Espérance qu’il pense passer le week-end du 8 février si les conditions se maintiennent. Adrien taille sa route, sans taper, poussé par le vent et la dernière ligne droite avant l’arrivée se profile enfin… " Il faut rester vigilant, il y a quand même quelques pièges à éviter du côté de l’Afrique du Sud. Philippe Monnet avait dû se réfugier deux jours dans une baie. L’idéal serait du portant, mais avec les trente tonnes d’Adrien, il me faudrait 30 à 40 nœuds de vent, j’aimerais ça, cela dit, je prendrai les choses comme elles viennent. " Comme d’habitude, Jean-Luc prend les choses avec philosophie, loin d’être lassé, VDH déclare simplement " quand Adrien bien, je vais bien… " Relations presse Rivacom/Véronique Guillou 0670109125 veronique@rivacom.fr
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Communiqué du mardi 27 janvier 2004 |
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ADRIEN au nord des Kerguelen
[27/1/2004] «Aujourd’hui, c’est un grand jour, j’ai retourné ma carte et à présent, je vois l’Afrique du Sud, Madagascar, La Réunion, Les Seychelles… ça sent la fin de l’océan Indien ».
On est encore loin de la fin du périple de VDH, mais il est certain que le passage du Cap de Bonne Espérance marquera la sortie de l’hémisphère sud et le retour vers des conditions météo plus paisibles. «Je suis à 600 miles au nord des îles Kerguélen, toujours au près serré et je devrais passer la pointe de l’Afrique du Sud dans une petite quinzaine de jours ». «Toujours au près serré» lâche le navigateur amiénois, ce qui signifie de nombreux virements de bord à la recherche du meilleur cap. «C’est un peu comme en régate, je cherche le bord le plus favorable pour gagner vers l’ouest, alors je vire, revire et vire encore… J’espère réussir à engranger le bénéfice de mon option et récupérer les dépressions qui descendent de la Réunion. Elles me permettraient d’améliorer mes scores quotidiens qui, pour l’instant, ne me font pas gratter grand chose sur Philippe M! onnet. Je suis à 18 jours d’avance, trois semaines ce serait bien, ça ferait un compte rond.» Aussitôt que le temps le permet, Jean Luc Van den Heede s’occupe de l’entretien d’Adrien et notamment de la grand voile. «J’ai collé-cousu deux grands placards, l’un au-dessus du deuxième ris et l’autre sur la chute. Par contre la bordure que j’avais réparée se déchire à nouveau. Cela dit, je ne suis pas inquiet. J’ai une grand voile de rechange et même si je pense finir avec celle qui est en place, je sais que le tour ne s’arrêterait pas si celle-ci me lâchait. J’ai déjà installé une grand voile sur Adrien par 35 nœuds de vent et nous n’étions que deux, ça me prendrait du temps, mais ce n’est pas ça qui m’arrêterait ». Qu’est ce qui arrête VDH d’ailleurs ? Au sujet des projets qu’il nourrit durant ses longues journées de solitude, il a tout à l’heure confié à son PC qu’il repartirait bien sur une mini transat !
Relations presse Rivacom/Véronique Guillou 0670109125 veronique@rivacom.fr
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Communiqué du vendredi 23 janvier 2004 |
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Adrien, 19 jours d’avance sur Monnet
[23/1/2004] Jean Luc Van den Heede est heureux, il vient de grignoter un jour de plus à Philippe Monnet. «Depuis quelque temps, mon avance sur Philippe était stationnaire, à 18 jours. Je suis content de creuser un peu plus. A partir d’aujourd’hui, si je ne gagnais plus un seul jour sur son record, j’arriverais le 18 mars. Je compte bien continuer à gratter du temps. J’avance bien, hier j’ai franchi 5° en longitude et aujourd’hui 4,5°.» Le moral est donc au beau fixe à bord d’Adrien. Beau temps, belle mer et belle avance après deux mois et demi de mer. «L’Indien est… pacifique, c’est agréable, cela dit, il y a encore de la route d’ici le Cap de Bonne Espérance et je vais redescendre vers les quarantièmes pour toucher plus de vent». Les jours semblent s’écouler paisiblement sur le long monocoque aluminium, VDH parle tranquillement de son quotidien, mais derrière ce calme apparent existe une réalité difficile. Des mois de solitude au milieu de nulle part, des semaines avec pour seuls compagnons quelques albatros curieux, des manœuvres incessantes, le froid, l’humidité et surtout, un parcours « à l’envers » qui prive le skipper d’Amiens des plaisirs de la glisse. C’est au près que Jean Luc fait le tour de la planète, ce qui signifie, à bord d’un bateau presque toujours penché et qui tape dans la vague. «Je n’ai pas le temps de m’ennuyer, il n’y a aucune monotonie. Il y a bien-sûr, la surveillance et l’entretien constant d’Adrien, mais également beaucoup de manœuvres. Le vent étant souvent variable, en force et en direction, je dois régulièrement changer de toile, c’est assez physique»
Relations presse Rivacom/Véronique Guillou 0670109125 veronique@rivacom.fr
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Communiqué du mardi 20 janvier 2004 |
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Adrien : 74ème jour de mer
[20 /1 /2004 ] Le temps s’étire mollement à bord du monocoque de Jean Luc Van den Heede. Par 38° sud, au milieu de nulle part, dans du petit temps, VDH prend son mal en patience.
«Les quarantièmes hurlants sont amorphes. Après un week end musclé, je suis, à présent, dans des souffles timides que j’essaie d’attraper pour avancer vers l’Ouest. Je n’avais pas d’autre option possible, j’ai dû remonter pour éviter une grosse dépression. Je suis confronté à un anticyclone, je le savais, il suffit de prendre son mal en patience. J’ai plus de 18 jours d’avance sur Monnet, donc de la marge et aucune angoisse.» Le skipper d’Amiens reste stoïque, navigant au cœur de l’océan Indien, il attend des jours meilleurs et profite de ces journées de calme pour faire le tour complet d’Adrien. «L’ambiance est studieuse. Je me suis aperçu que le moteur faisait un bruit anormal. Après vérification, j’ai vu qu’il s’agissait des pâtes de fixation, elles étaient desserrées. Concernant la grand voile, ça ne s’arrange pas. En plus des trous aux raquettes de prise de ris, c’est la chute qui commence à se déchirer, j’espère qu’elle finira le tour. J’ai également réparé des éléments du Standard B qui commence à donner des signes de fatigue.» Outre la surveillance et l’entretien du monocoque aluminium, Jean Luc observe avec amusement les albatros qui l’accompagnent. «Ils me regardent passer et ont l’air de se demander quelle est cette bestiole étrange. Je ne peux pas m’empêcher de penser au dessin animé Bernard et Bianca quand je les vois prendre leur envol. On dirait un bombardier lourd sur une piste de décollage, c’est vraiment amusant. Pour tout dire, je provoque avec plaisir quelques décollages ». Trêve de dessins animés, VDH attend avec impatience le retour du vent, il devrait être exaucé cette nuit.
Relations presse Rivacom/Véronique Guillou +33(0)670109125 veronique@rivacom.fr
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Communiqué du jeudi 15 janvier 2004 |
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VDH en T.Shirt à la bordure des quarantièmes [15 /1 /2004 ] «J’entre dans l’océan Indien avec des conditions extraordinaires. Il y a 12 nœuds de vent, Adrien porte grand voile haute et génois, il fait 20° dans la cabine et je suis en T.Shirt».
Alors que Jean Luc Van den Heede s’apprête à franchir le Cap Leeuwin, deuxième passage mythique de son tour du monde, l’océan Indien a choisi de l’accueillir avec gentillesse. «C’est de bon augure. Mais l’Indien a mauvaise réputation, je ne suis pas dupe… Je vais essayer de rester en bordure de l’anticyclone, de cette manière, je ne rallonge pas trop la route et j’ai du vent de près, mais pas trop serré ». Au 69ème jour de course, VDH est à la hauteur à laquelle était Philippe Monnet après 87 jours de mer, de quoi réchauffer le cœur du skipper Amiénois. «Depuis la Tasmanie, je ne prends pratiquement plus rien à Philippe. Il était allé beaucoup plus vite que moi dans cette zone. Cela dit, il était remonté très haut ensuite et avait du même coup parcouru beaucoup plus de milles. Je n’ai pas établi de stratégie précise, mais je vais rester en bordure des quarantièmes. L’eau est actuellement à 14°, il n’y a normalement aucun risque de croiser un iceberg ». Le temps, particulièrement agréable, a permis à Jean Luc de ressortir ses panneaux solaires et de recharger ainsi ses batteries sans l’aide du moteur ou des éoliennes. «Adrien va bien, j’ai quelques inquiétudes au sujet de la grand voile qui continue de se dégrader, mais je pense qu’elle finira le tour. Pour ce qui me concerne, mon moral est un peu lié à la météo et aux prévisions de Pierre Lasnier ». Devant l’étrave du monocoque en aluminium : La porte de l’Océan Indien, la dernière grosse difficulté du tour du monde à l’envers à l’issue de laquelle Adrien franchira le Cap de Bonne Espérance qui portera vraiment bien son nom. Relations presse RivaCom/Véronique Guillou 0670109125 veronique@rivacom.fr
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Communiqué du mardi 13 janvier 2004 |
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Les conditions difficiles perdurent [13 /1 /2004 ] On pourrait dire que c’est un temps de saison… Sale temps en tous les cas pour Adrien qui progresse lentement sous le continent australien.
«Depuis trois, quatre jours, je ne grignote plus de temps sur Philippe Monnet. Mon avance stagne à 18 jours, mais c’est déjà une satisfaction considérable. En fait, Philippe était remonté jusqu’au 30ème Sud, ce qui lui permettait d’avoir des vents portants et de bien avancer. Cela dit, la route est nettement plus longue, ce n’est pas mon choix. Donc, je reste dans les quarantièmes, le vent dans le nez avec les conditions météo des quarantièmes, c’est un temps normal, classique mais pas très amusant ». La nuit dernière, Adrien a dû une fois de plus remonter dans des rafales à 50 nœuds. Entre les rafales provoquées par des grains, le vent mollit un peu, alors que la mer reste considérablement formée… Alors, VDH manœuvre pour que son monocoque continue d’avancer au mieux. Un ris, deux ris, trois ris… Solent, trinquette, puis, après avoir réduit la toile, il doit renvoyer… Ce qui est énoncé en deux lignes est réalisé en plusieurs heures, dans le froid, l’humidité et la tempête. Au-delà du courage, il faut une belle dose de volonté et quelques muscles bien affûtés pour ne jamais rien lâcher. A présent, les conditions se sont, un peu, améliorées, mais Jean Luc courbe l’échine en attendant la prochaine dépression annoncée dans 48 heures par Pierre Lasnier son routeur. «Quand il y a un petit problème technique sur de gros bateaux comme ça et dans des zones pareilles, ça prend vite des proportions démentielles et c’est rapidement la foire. Il ne faut pas se laisser déborder. » Jean Luc devrait atteindre le Cap Leeuwin jeudi matin. Relations presse Rivacom/Véronique Guillou 0670109125 veronique@rivacom.fr
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Communiqué du vendredi 9 janvier 2004 |
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" Je ne régate plus contre moi-même, c’était rigolo "
[9 /1 /2004 ] Aujourd’hui, Adrien a croisé sa route de l’an dernier avec une quinzaine d’heures d’avance sur son propre parcours. Il avait démâté au bout de 64 jours de mer.
" Jusqu’ici, je régatais contre moi-même, sur le même parcours. C’était marrant, ça me faisait une carotte. À présent, j’entre dans une zone que je n’ai jamais traversée dans ce sens puisque mon challenge s’était achevé à cette hauteur l’an dernier. J’ai une quinzaine d’heures d’avance sur moi-même et 18 jours sur Philippe Monnet. " Nouvelle donne pour VDH qui quitte actuellement les 50èmes hurlants pour remonter vers les 40èmes rugissants. " C’est suffisant pour l’Indien… Il y a moins de risque d’iceberg et la température sera plus clémente, parce qu’il fait réellement froid en ce moment. "
À bord d’Adrien, Jean-Luc profite du flux Sud-Ouest pour remonter en latitude. La météo est très instable, Adrien subit grain sur grain, chahuté par des vents oscillant entre 40 et 15 nœuds. VDH prévoit une petite moyenne de 150 milles aujourd’hui, contre 240 hier. La prochaine “étape” du monocoque en aluminium est le Cap Leewin que le skipper Amiénois pense passer vendredi prochain. Ensuite, il lui restera le dernier chapitre du grand sud dans l’Océan Indien. " Comme je n’ai plus le petit aiguillon de mon temps l’an dernier qui poussait un peu de l’avant, ça m’amusait de me doubler…, je vais gérer mon avance avec prudence. Il est encore trop tôt pour parler d’arrivée à Ouessant, mais je pense mettre entre 120 et 130 jours. "
Adrien et son skipper vont bien. " Je n’ai aucun problème, ni physique, ni psychologique. Le bateau n’a subi aucune grosse casse. Je bricole, j’entretiens et je fais tout pour qu’il ne souffre pas. "
Relations presse Rivacom/Véronique Guillou 06 70 10 91 25 veronique@rivacom.fr
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Communiqué du mardi 6 janvier 2004 |
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ADRIEN sous la Tasmanie
[6 /1 /2004 ] De l’angoisse à l’euphorie, il n’y a qu’un pas ou plus précisément un système météo que Jean-Luc Van den Heede a franchi allégrement lors des dernières vingt-quatre heures à la barre de son grand monocoque Adrien (26 m) et à l’approche du continent australien.
Pointé, en effet, à la mi-journée par le travers de la Tasmanie qu’il s’apprête à laisser au dessus de sa tête après seulement soixante jours de mer depuis qu’il a quitté la pointe de la Bretagne, VDH a retrouvé des vents de travers - 20 nœuds de secteur nord - qui le propulsent à une vitesse respectable de 12 nœuds vers le cap Leeuwin. Van den Heede compte désormais quinze jours et demi d’avance sur le tableau de marche du record du tour du monde " à l’envers " et en solitaire contre les vents et les courants dominants détenu par Philippe Monnet en 151j 19h 54’36’’ depuis le 9 juin 2000.
Lutter contre l’humidité Les conditions météo sont exceptionnelles aux abords du cercle polaire antarctique et tout particulièrement appréciées par l'ancien prof de maths après une nuit passée à manœuvrer sur le pont dans les petits airs ; " Le vent est enfin revenu et je me balade aujourd’hui au niveau du 55ème parallèle Sud avec des vents portants dans une zone où les temps sont très changeants. Soit la mer est violente, ce fut le cas ces deux derniers jours ou splendide comme aujourd’hui. Et puis parfois sans vent comme la nuit dernière " constate le skipper solitaire amiénois avant de déplorer ; " plus que le froid, il faut se battre en permanence contre cette humidité terrible qui s’incruste partout à bord d’Adrien, et lutter pour qu’elle ne pénètre pas le bonhomme. J’ai beau sortir sur le pont avec un ciré et des couches de polaires puis retirer le tout à l’intérieur pour tenter de sécher mes habits, rien n’y fait. Mon duvet est humide et tous les papiers sur la table à cartes le sont également ". Le radar veille au grain " Une grosse dépression m’arrive dessus " révèle enfin Jean-Luc ; " j’ai donc pris la décision dans les deux prochains jours de remonter de trois degrés en latitude pour éviter de me la prendre dans le nez ! ". En attendant " de dépasser dans une dizaine de jours la longitude du cap Leeuwin à la pointe sud-ouest de l’Australie qui marquera une autre étape importante de l’aventure planétaire " le skipper d’Adrien continue de veiller au grain ; " mon radar reste en permanence allumé et balaie la surface de l’eau à six milles aux alentours, près à détecter le moindre iceberg ".
Relations presse Rivacom/Véronique Guillou 0670109125 veronique@rivacom.fr
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