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Communiqués
Mars 2004
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jeudi 11 mars 2004
Adrien de retour à bon port [11 /3 /2004 ] Jean Luc Van den Heede est un homme pudique qui avait bien de la peine à cacher son émotion en amarrant Adrien au ponton Vendée Globe des Sables d’Olonne.
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mardi 9 mars 2004
Jean Luc Van den Heede félicité [9 /3 /2004 ] La performance de Jean Luc Van Den Heede sur Adrien provoque des réactions admiratives de toutes parts et en premier lieu du Président de la République.
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mardi 9 mars 2004
"Il n’y a pas de mots pour exprimer ce que je ressens " [9 /3 /2004 ] Parti le 7 novembre dernier au large de Brest, VDH a amélioré de 29 jours 5 heures 50 minutes et 47 secondes le record réalisé en 2000 par Philippe Monnet...
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mardi 9 mars 2004
122 JOURS 14 heures 3 minutes et 49 secondes [9 /3 /2004 ] C'est à 2h26 (heure française) que Jean Luc Van den Heede à bord d'Adrien a franchi la ligne d'arrivée au large de l'île d'Ouessant (29).
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lundi 8 mars 2004
" Maintenant, c’est tout droit " [8 /3 /2004 ] Jean-Luc Van Den Heede est serein, à l’aube de son arrivée au large de Ouessant, après 122 jours de mer.
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Dimanche 7 mars 2004
" ADRIEN " ET VAN DEN HEEDE ATTENDUS MARDI MATIN A OUESSANT [7 /3 /2004 ] Après 121 jours de mer, VDH est à moins de quarante-huit heures de son retour à la pointe de la Bretagne (départ le 7 novembre 2003).
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vendredi 5 mars 2004
J-5 «Je suis un mec normal » [5/3/2004] A cinq jours du passage de la ligne, VDH a renoué avec les dépressions, après une période paisible au cœur des Alizés.
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mardi 2 mars 2004
«J’ai réalisé ce week end que j’arrivais la semaine prochaine !» [2/3/2004] Jean Luc Van Den Heede s’est tellement bien adapté à son duo avec Adrien, loin du monde et de la civilisation, qu’il en avait presque oublié que...
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Communiqué du jeudi 11 mars 2004 |
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Adrien de retour à bon port
[11 /3 /2004 ] Jean Luc Van den Heede est un homme pudique qui avait bien de la peine à cacher son émotion en amarrant Adrien au ponton Vendée Globe des Sables d’Olonne.
Aux Sables d’Olonne, la tradition maritime se conjugue à l’envi. Dans le cœur des vendéens, les quatre «Vendée Globe» ont fortement ancré l’enthousiasme et l’admiration pour les navigateurs. Jean Luc Van den Heede fait partie de ceux là. En battant le record de Philippe Monnet de 29 jours, VDH est entré mardi dernier dans la légende de la mer. L’accueil qui lui a été réservé aujourd’hui en fin de journée était d’autant plus chaleureux qu’il y a une poignée d’années le marin Amiénois a fait des Sables son port d’attache.
Parmi toutes les personnes massées sur les pontons, ses fidèles partenaires l’attendaient avec fierté et impatience. Il aura fallu du courage et un engagement sans faille à Jean Luc pour repartir relever son défi à quatre reprises et autant de confiance, de fidélité et de solidarité de la part de ses trois sponsors pendant toutes ces années. Michel Adrien, fidèle entre les fidèles, ému lui aussi, ancien marin, il imagine sans mal, les difficultés qu’a dû rencontrer Jean Luc pour réaliser sa performance : « Si un record fut un jour mérité, c’est bien celui-là » a-t-il dit en substance dans un ouf de soulagement. Alcan s’est réjoui que le bateau de Jean Luc ait bénéficié de la dernière technologie de l’aluminium Alcan/Pechiney, léger et très résistant qui lui a permis d’affronter les conditions extrêmes d’un tour du monde « à l’envers ».
Le monocoque en aluminium a dû évoluer année après année pour être enfin à la hauteur du Global Challenge. De leurs côtés, ses partenaires aussi se sont transformés. Ainsi, Pechiney est devenu Alcan, leader mondial dans la fabrication et la technologie aluminium destiné à l’industrie maritime et Adrien s’appelle aujourd’hui Michel Adrien, du nom du créateur du groupe, parti lui aussi, un jour de 1956 des Sables d’Olonne, à la barre de son bateau de pêche en direction de l’Afrique. Gilles de Robien, a remercié chaleureusement Jean Luc Van den Heede d’avoir porté si haut et si loin les couleurs de l’agglomération amiénoise et s’est dit heureux d’être présent à son arrivée aux Sables. Au nom de tous les habitants des 27 communes de l’agglomération, monsieur Gilles de Robien et l’ensemble des élus du Conseil d’Amiens Métropole ont adressé à Jean Luc Van den Heede toutes leurs plus sincères félicitations et leur admiration.
Relations presse : Rivacom Véronique Guillou 0670109125 veronique@rivacom.fr
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Communiqué du mardi 9 mars 2004 |
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Jean Luc Van den Heede félicité
[9 /3 /2004 ] La performance de Jean Luc Van Den Heede sur Adrien provoque des réactions admiratives de toutes parts et en premier lieu du Président de la République.
Jacques Chirac, le Président de la République a tenu à saluer la "superbe performance qui s’inscrit en lettres d’or dans l’histoire de la mer et qui alliée à votre talent suscitent l’admiration de tous". Pour conclure, son courrier de félicitations, Jacques Chirac a souhaité tous ses vœux de réussite à Jean Luc pour ses prochains défis.
Le ministre des Sports Jean-François Lamour a "vivement félicité" mardi le marin Jean-Luc Van den Heede. "Parti de Brest le 7 novembre dernier, vous avez franchi cette nuit la ligne d'arrivée virtuelle entre le Cap Lizard et Ouessant. En pulvérisant de 29 jours le record de ce tour du monde, vous avez surmonté toutes les difficultés. Votre courage, votre résistance et votre motivation ont été les plus forts. Je l'avais bien perçu lorsque j'avais pu vous parler au Salon nautique, en décembre dernier. Votre quatrième tentative a été la bonne! Au-delà de ce magnifique record, vous avez su faire partager une fabuleuse aventure humaine et des moments uniques à tous les passionnés, mais aussi à tous les Français", souligne le ministre des Sports. Michel Adrien, le Président du Groupe Adrien, n’a pas caché son " soulagement " de voir Jean Luc toucher à bon port. "C’est d’abord un grand ouf que je ressens. Je suis un ancien marin et donc conscient du danger que comporte un tel défi, malgré la prudence et le professionnalisme de Jean Luc. Les superlatifs admiratifs vont arriver de partout et c’est bien normal, si un record est mérité, c’est celui là. Je me souviens, lorsqu’il a démâté l’an passé, alors qu’il était dans les pires difficultés et épuisé, il me demandait si nous serions prêts à le suivre pour un nouveau départ…"
La communauté d’Amiens Métropole qui soutient également VDH depuis sa première tentative "remercie chaleureusement Jean Luc Van den Heede d’avoir porté si haut et si loin les couleurs de l’agglomération amiénoise et est heureuse de le retrouver jeudi à son arrivée aux Sables. Au nom de tous les habitants des 27 communes de l’agglomération, monsieur Gilles de Robien et l’ensemble des élus du Conseil d’Amiens Métropole adressent à Jean Luc Van den Heede toutes leurs plus sincères félicitations et leur admiration après l’exploit qu’il vient de réaliser. En battant le record de Philippe Monnet, VDH entre dans la légende de la mer. Il montre combien il est un sportif de talent, au tempérament et à l’abnégation digne des plus grands navigateurs français ".
Le Groupe Alcan et Pechiney : "Merci Jean Luc pour ton fantastique exploit. Pour t'avoir accompagné depuis le début de la construction de ton bateau en aluminium nous sommes particulièrement heureux et fiers de t'avoir fait confiance. Les valeurs de combativité , de dépassement de soi liées à une priorité à la sécurité que tu as démontrées ne pouvaient qu'aboutir à cette victoire.
C'est le groupe Alcan agrandi des équipes Pechiney qui te félicite et te remercie chaleureusement de lui avoir fait partagé cette aventure."
Relations presse : Rivacom Véronique Guillou 0670109125 veronique@rivacom.fr
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Communiqué du mardi 9 mars 2004 |
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"Il n’y a pas de mots pour exprimer ce que je ressens "
[9 /3 /2004 ] Parti le 7 novembre dernier au large de Brest, VDH a amélioré de 29 jours 5 heures 50 minutes et 47 secondes le record réalisé en 2000 par Philippe Monnet à bord de Uunet (151 jours et 19 heures). Il aura donc parcouru 25 564 milles en 122 jours 14 heures 3 minutes et 47 secondes.
Jean-Luc Van Den Heede, vient de boucler brillamment son tour du monde "à l'envers" — d’Est en Ouest — après quatre tours du monde à l’endroit (2e en 1986 et 3e en 1995 du BOC Challenge, 3e en 1989-90 et 2e en 1992-93 du Vendée Globe). C’était sa quatrième tentative contre vents et courants. En 1999, un premier essai, sur le monocoque Algimouss, avait avorté en raison d'une voie d'eau après un choc avec un objet flottant non identifié (OFNI). En 2001, lors de sa première tentative sur Adrien, son monocoque actuel (pas suffisamment fiabilisé à l’époque), il avait été contraint à l'abandon, pour des problèmes de puits de quille. Enfin, en janvier 2003, il avait été trahi par son mât qui s'était brisé au large de la Tasmanie. Un échec dur à avaler car VDH affichait alors, à mi-parcours, 18 jours d'avance sur le record de Philippe Monnet. " il a fallu insister et on a un peu tâtonné. Il n'y avait pas beaucoup d'antécédents de bateaux de course pour tourner dans ce sens-là. Les forces engendrées étaient mal connues. Les efforts et les contraintes au près quand le bateau retombe dans les vagues et tape ne sont pas comparables avec ce que l’on connaît au travers du Vendée Globe. J'ai donc connu quelques échecs. Cette fois, quand je suis arrivé dans le Sud, j'étais assez rassuré. On avait vraiment soigné la solidité du bateau. La seule inconnue, c'était mon mât qui était neuf et plus léger que le précédent. J'avoue qu'au départ j'étais un peu anxieux au niveau du gréement. Et à l'arrivée cela va être la première fois que je fais un tour du monde sans monter dans le mât. Par le passé, j'ai fait pas mal d'ascensions... En vérité, on avait pas eu beaucoup le temps de sortir dans la grosse brise, mais j'ai été vite mis dans le bain à la sortie du Golfe de Gascogne. Là, j'ai vu comment Adrien réagissait et j'ai commencé à prendre confiance. Quand je suis arrivé dans le Sud, j'étais assez serein. Mais je suis toujours resté très prudent dans cette aventure. Je n'ai jamais laissé le bateau surtoilé. Dès que je sentais qu'il forçait, je réduisais... "
La définition que Jean-Luc donne de ce Global Challenge est d’une simplicité et d’une clarté à toutes épreuves : " Dans le Vendée Globe on est poussé par le vent. Là, on prend tout de face. C'est la même différence entre un cycliste qui dévale une pente et celui qui monte une côte. C’est l’épreuve la plus difficile qu’un marin puisse vivre en solitaire. " Concernant son extraordinaire avance sur le précédent record, VDH s’explique : " J'avais raisonné de la façon suivante : Adrien marche 10 % plus vite que le voilier de Monnet. Je devrais faire quinze jours de mieux et puis, avec les galères qu'avait connues Philippe, j'estimais pouvoir gagner cinq jours. Je me voyais bien mettre 20 jours de moins. 25 de mieux, je ne l'avais même pas envisagé… J'ai vraiment mené cela comme une course avec un adversaire virtuel. Toutes les quatre/cinq heures, je cochais pour savoir où il en était. Je l'ai fait en permanence. L'avantage, c'est que je n'avais pas les contraintes d'une course... Il n'y avait pas la pression du concurrent à proximité. Il y a des moments où j'ai réduit alors qu’avec un adversaire dix milles derrière moi, je ne l'aurais pas fait. "
Philippe Monnet disait avoir vécu l’enfer, pour VDH les choses se sont beaucoup mieux déroulées : " Philippe Monnet disait avoir pris dix jours de plaisir pour 140 jours de galère. Personnellement, j'ai du mal à trouver dix jours de galère. J'ai vraiment pris du plaisir dans cette navigation. Notamment au Cap Horn. Passer le rocher mythique avec 40 nœuds de vent dans le cul dans ce sens-là, c'est rarissime et inespéré. Incroyable, alors que l'année précédente, j'avais subi un méchant coup de vent juste après l’avoir croisé. Le passage du Pot au Noir restera mon souvenir le moins agréable, 30 heures pour faire 30 milles, c’est pénible. Malgré tout cela a été très physique. D'abord, le bateau bouge beaucoup. Il est très raide, il a des mouvements assez brutaux. Je suis allé valdinguer deux, trois fois. Mais sans bobo, heureusement. Je n'ai jamais ouvert la trousse à pharmacie. J'ai pris deux cachets d'aspirine sur l'ensemble du voyage plus tous les jours un cachet de vitamines. C'est tout. "
Pierre Lasnier de MétéoMer ne cache pas sa satisfaction : " Jean-Luc a réussi à se créer de super conditions. Le jeu, c’est d’éviter les situations fortes et les situations faibles. Il a contrôlé et nous avons eu les éléments avec nous, en particulier au Cap Horn. Parfois, il m’a fallu être très persuasif, notamment dans des zones sensibles… Je serai aux Sables d’Olonne pour l’accueillir et le féliciter. " Le rendez-vous est pris : jeudi, Adrien entrera à 17 heures 15 dans le chenal du port des Sables d’Olonne.
Relations presse : Rivacom Véronique Guillou 0670109125 veronique@rivacom.fr
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Communiqué du mardi 9 mars 2004 |
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122 JOURS 14 heures 3 minutes et 49 secondes [9 /3 /2004 ] C'est à 2h26 (heure française) que Jean Luc Van den Heede à bord d'Adrien a franchi la ligne d'arrivée au large de l'île d'Ouessant (29).
Parti le 7 novembre 2003 pour battre le record du Tour du Monde contre vents et courants détenu en 151 jours par Philippe Monnet (9 juin 2000), Jean Luc Van den Heede a franchi la ligne d'arrivée située au large du phare de Créac'h sur l'île d'Ouessant (29) à 2h 26 (heure française), après 122 jours 14 heures, 3 minutes et 49 secondes. VDH abaisse ainsi le temps de référence de 29 jours, 5 heures, 50 minutes et 47 secondes selon Claude Breton chronométreur officiel du WSSRC (World Speed Sailing Record Council). Dès qu’il aura embarqué son équipe technique à Ouessant, VDH prendra la direction de son port d’attache des Sables d’Olonne (85) qu’il rejoindra le jeudi 11 mars à 17 heures. Communiqué complet ce matin Mardi
Contact : Riva Com – Véronique Guillou +33 (0)6 70 10 91 25 – veronique@rivacom.fr
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Communiqué du lundi 8 mars 2004 |
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" Maintenant, c’est tout droit "
[8 /3 /2004 ] Jean-Luc Van Den Heede est serein, à l’aube de son arrivée au large de Ouessant, après 122 jours de mer.
" Je n’ai plus grand-chose à faire d’ici cette nuit. Après j’aurai deux jours de croisière pour rejoindre Les Sables d’Olonne et prendre un rythme plus normal. C’est la fin d’une belle histoire. Je suis heureux et content d’avoir réussi, cette fois, à atteindre un objectif auquel je réfléchis depuis 10 ans. C’est net et sans bavure, 29 jours d’avance, c’est du bonheur. Je souhaite autant de plaisir à celui qui me succèdera. " La remontée de l’Atlantique Nord d’Adrien s’est faite dans des conditions idylliques puisqu’à la sortie du Pot au Noir, il avait 24 jours d’avance et que demain, au petit matin, quand il franchira la ligne, il aura 29 jours d’avance sur le record de Philippe Monnet.
Avec 25 nœuds de vent, sous solent, un ris dans la grand voile, Adrien file vers la ligne d’arrivée. Depuis 3 heures ce matin, Jean-Luc est en veille. Après avoir passé la route des cargos descendants sans trop de difficulté, c’est en zigzagant qu’il a pu traversé celle des cargos montants très encombrée. " J’ai fini mon canard à l’orange ce midi, accompagné d’une petite purée, tout va bien et je suis réellement heureux de retrouver tous ceux que j’aime. "
Relations presse : Rivacom Véronique Guillou 0670109125 veronique@rivacom.fr
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Communiqué du Dimanche 7 mars 2004 |
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" ADRIEN " ET VAN DEN HEEDE ATTENDUS MARDI MATIN A OUESSANT
[7 /3 /2004 ] Après 121 jours de mer, VDH est à moins de quarante-huit heures de son retour à la pointe de la Bretagne (départ le 7 novembre 2003). L'île d'Ouessant qu’il espère rejoindre " mardi prochain en début de journée, je couperai normalement la ligne d’arrivée de mon tour du monde à l’envers ".
Jean-Luc Van den Heede avouait à l’issue de quatre mois de mer en solitaire contre les vents et les courants dominants être sollicité de toute part; " entre les nombreux rendez-vous médiatiques au téléphone et l’organisation de mon arrivée aux Sables d’Olonne programmée jeudi à partir de 17 heures avec la marée, je ne chôme pas. Je suis un peu débordé... C’est tout juste si j’ai eu le temps de faire cuire ce matin mon dernier pain et me mijoter un canard à l’orange que j’avais gardé pour mon dernier dimanche en mer ! ". En attendant de retrouver après quatre mois de solitude " avec bonheur et sans aucun stress la civilisation et les gens que j’aime ", le skipper amiénois du maxi-monocoque en aluminium Adrien (26 m) nous décrivait ses conditions de navigation à l’approche du golfe de Gascogne : " j’ai vingt nœuds de vent et je navigue au près serré à 10 nœuds de moyenne sur une mer qui tapote un peu, mais elle est praticable et tout va bien à bord ". Conscient " que la boucle n’est pas encore bouclée ", Jean-Luc veille maintenant en permanence au radar. « Même si je suis encore quelques heures à l’extérieur du trafic maritime et que je n’ai pas vu de navire depuis deux jours. Par contre j’ai évité un casier la nuit dernière, la preuve qu’il faudra rester vigilant jusqu’au bout ". Si Jean-Luc Van den Heede pointe l’étrave imposante d’Adrien avant le mardi 9 mars à 8h15, il mettra moins de 123 jours pour achever sans escale ce périple planétaire hors-norme et conclure en beauté " la plus belle des navigations imaginable en solo contre les éléments ". VDH devrait donc, sauf incident, pulvériser de plus 29 jours le record détenu encore aujourd’hui par son ami Philippe Monnet (151j 19h 54’36’’). Une performance établie par le cannois le 9 juin 2000 à la barre d’Unet.
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Communiqué du vendredi 5 mars 2004 |
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J-5 «Je suis un mec normal »
[5/3/2004] A cinq jours du passage de la ligne, VDH a renoué avec les dépressions, après une période paisible au cœur des Alizés.
«Cette nuit, il y a eu un passage de front avec 35 nœuds de vent, au près, j’ai pris quelques embruns dans la figure, l’eau de mer est salée, c’est confirmé. » Entre les Açores et les côtes Portugaises, Adrien va bien. La température extérieure a bien baissé et le ciel est balayé pas de gros nuages. Les conditions sont bonnes et l'arrivée sur la ligne est toujours prévue pour mardi. Après, il faudra deux jours à Adrien pour regagner les Sables d’Olonne. En effet, Pierre Lasnier de MeteoMer prévoit très peu de vent pour la descente d’Adrien.
Si près de l’arrivée et de la réussite spectaculaire de son défi, Jean Luc reste serein et surtout concentré. «Mon radar est en veille 24 heures sur 24. Je ne voudrais pas qu’il m’arrive un ennui maintenant. Sinon, je ne me pose pas trop de questions, je fais avancer Adrien, mes journées sont rythmées par les mêmes occupations depuis le début de mon aventure avec, il faut bien reconnaître, une sollicitation de plus en plus grande de la part des médias. Je passe beaucoup de temps au téléphone ». Interrogé sur le menu qui lui plairait à l’arrivée pour rompre avec les conserves, sans hésiter, Jean Luc a lâché : « Un plateau de fruits de mer, une sole grillée avec des pommes vapeur et une tarte aux pommes. Rien d’exceptionnel, je n’ai de cesse de le dire, je suis un mec normal, classique… » et pour conclure, en hommage à Claude Nougaro, Jean Luc a chantonné «Amstrong, je ne suis pas noir, je suis blanc de peau… ». Relations presse : Rivacom Véronique Guillou 0670109125 veronique@rivacom.fr
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Communiqué du mardi 2 mars 2004 |
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«J’ai réalisé ce week end que j’arrivais la semaine prochaine !»
[2/3/2004] Jean Luc Van Den Heede s’est tellement bien adapté à son duo avec Adrien, loin du monde et de la civilisation, qu’il en avait presque oublié que ce dialogue surréaliste cesserait un jour.
«En fait, je me suis suffisamment approché de Foro au Cap Vert pour voir les maisons, les routes, les voitures, tout ça… Je me suis dit : Purée ! C’est vrai que la terre se rapproche à grande vitesse, il me reste aujourd’hui moins de 2000 milles à faire. Cela dit, à bord ça ne change rien, je fais toujours en sorte de faire avancer Adrien au mieux. En attendant, je fais des calculs savants avec l’ami Pierre (Lasnier) pour savoir quand nous allons pouvoir faire la fête. Normalement, je serai aux Sables d’Olonne, deux jours après le passage de la ligne à Ouessant. Je prévois une arrivée à Ouessant mardi ou mercredi, mais plus vraisemblablement mardi (9 mars). Si tout va bien, je battrai le record de Philippe Monnet de quatre semaines. Je suis vraiment satisfait. Aujourd’hui, j’ai regardé où il en était au 116! ème jour, et bien, il passait le Cap de Bonne Espérance ! ». La satisfaction de VDH s’entend également dans sa voix lorsqu’il évoque Adrien : « Il est en pleine forme. Les voiles finiront le tour, je n’ai eu aucun soucis, ni avec les pilotes, les cordages, l’électronique ou l’électricité. Et c’est la première fois que je fais un tour du monde sans monter dans le mât. Exceptionnel.» Depuis trois jours, le monocoque avale 300 milles quotidiens. Si ce bel appétit se maintient, Adrien devrait regagner son port d’attache jeudi 11 ou vendredi 12 mars. «Je ne suis pas un solitaire dans l’âme, je suis content de retrouver la civilisation. Après quatre mois de solitude, je ne ressens aucun stress, je vais enfin cesser de manger des conserves et pouvoir faire une grande fête aux Sables le soir de mon arrivée ».
Relations presse : Rivacom Véronique Guillou 0670109125 veronique@rivacom.f
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