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Voiles |
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Grand voile NORTH en 3DL Spectra : la première déchirure est apparue une journée après le départ dans 35 noeuds de vent alors que j'avais 2 ris. Il s'est vite avéré que le taffetas extérieur (la peau qui se trouve de part et d'autre des fils de spectra allant d'un bout à l'autre de la voile) était très fragile. J'ai donc pris beaucoup de précautions pour descendre l'atlantique et j'ai recousu cette déchirure d'environ 20cm. Après le Cap Horn, très vite, le taffetas a commencé à se délaminer. De plus la bordure s'usait très vite et montrait des signes de faiblesse. Avant l'antiméridien, j'ai recousu le galon de bordure mais, très vite, cela a lâché au dessus de ma réparation. Dans le pot au noir du retour, la pétole a complètement disloqué les parties les plus délaminées, au dessus de la première barre de flèche. C'est la même pétole qui a achevé de détruire la bordure de génois. Quand le bas du génois c'est mis à pendre un peu trop, il s'est pris dans les chandeliers et il m'a fallu couper tout le bas de la voile entre les points d'amure et d'écoute. NORTH, fabricant de ces voiles, a pris en considération les problèmes rencontrés et me propose un super prix pour refaire ces deux voiles qui seront, comme celles de 2002, en Cuben Fiber. Curieusement, le solent qui est aussi en 3DL Spectra n'a pas connu ces problèmes de délaminage. Peut être parce que la surface est plus petite ? C'est pourtant la voile d'avant la plus utilisée. La trinquette INCIDENCE en DYS n'a pas souffert. Quand elle n'était pas utilisée, elle était pourtant stockée sur le pont. Le spi léger INCIDENCE a été souvent utilisé au portant (dans l'Atlantique principalement) sans souci particulier.
Même commentaire pour le spi lourd d'Olivier TAROT que je n'ai même pas porté à la révision! Je l'ai un peu moins utilisé que le léger. J'avais une trinquette, un solent et une grand voile de rechange à l'intérieur d'ADRIEN. Je n'ai pas eu à les utiliser. Installer la grand voile de rechange aurait été une grosse galère
!
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Conclusion |
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On me demande souvent d'expliquer l'importante différence de 29
jours qui me sépare du précédent record de Philippe
MONNET. Je pense que cet écart est du à un ensemble d'éléments
tout d'abord Adrien était parfaitement préparé après
2 tentatives avortées. Ensuite j'ai parcouru plus d'un tour du monde
et demi avec lui en solo avant de m'élancer pour la troisième
fois et je le connaissais parfaitement. Ma date de départ m'a permis
d'avoir des conditions météos assez favorables. Je suis toujours
resté très prudent et je n'ai voulu prendre aucun risque
dans cette dernière tentative. Enfin ma motivation pour battre ce
record n'a fait qu'augmenter au fil de mes abandons successifs. Il ne faut
pas oublier non plus que, cette fois, j'ai réussi à mettre
la chance de mon coté ! Et c'est un facteur non négligeable
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Distance parcourue 26 838 milles. Moyenne réelle 9,12 noeuds
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